Attention tout le monde, répétez après moi : le piratage c'est maaal (j'insiste sur les 3 a, juste mal c'est pas assez fort). D'ailleurs si on en croit les gros pontes de l'industrie du disque et du film, le piratage ce n'est pas que maaal mais ça donne aussi le choléra du sida cancéreux, ça rend impuissant que même le spam il peut rien pour toi et ça viole des enfants. Certains vont encore dire que j'exagère mais quand je vois qu'un des principal argument utilisé pour justifier la mise en place d'un contrôle de l'intraweb toujours plus restrictif est "c'est pour lutter contre le piratage ET la pédophilie donc ceux qui sont contre c'est forcément des salauds de molesteurs d'enfants. M'étonnerais pas que ce soit aussi des nazi d'ailleurs" je ne suis, hélas, pas bien loin de la réalité.
Que ces dégâts soit réels ou pas, une chose est en tout cas certaine : le piratage ça rend Luc Besson très triste dedans son petit corps velu ! C'est d'ailleurs lui même qui l'a dit sur Canal+ ce week-end en tapant du poing sur la table et en fronçant très fort les sourcils pour bien appuyer ses propos et prouver qu'il n'y a pas que les acteurs de ses productions qui savent jouer la colère comme des pieds. Les vilains bandits du web qui schtroumpfent les films qu'il produit avec amour devraient avoir honte parce qu'à ce rythme là le manque à gagner pourrait l'empêcher de terminer sa trilogie de drames intimistes sur le malaise dans les cités (Banlieu 13 et sa suite), et ça, ça serait vraiment dommage !
Fort heureusement, Luc Besson n'est pas homme à se laisser abattre, il a donc annoncé au cours de l'émission qu'il envisageait des propositions visant à faire évoluer l'industrie du film pour limiter le piratage non sans oublier, au passage, de citer les habituels chiffres imaginaires qui font peur "il y a 500 000 téléchargement illégaux par jours en France" mais qui sortent un peu beaucoup de nul part à moins que notre cher producteur de bouse ait trouvé une technologie du futur lui permettant de compter tous les downloads de France et surtout de distinguer le légal de l'illégal dans le tas. Mais quel genre de proposition envisage t'il donc ? Attention, accrochez vous à vos miches, c'est violent. Il propose de fournir en téléchargement des films (visionnables pendant 24h seulement), à 30 ¤ une semaine après leur sortie au cinéma puis, 15 jours plus tard à 22¤ ! Wah ! Prise à froid sa proposition parait bien plus constructive que la moyenne qui tend habituellement plus vers les "Arg, faut fermer l'intraweb" et les "Imposons les claviers electriques et envoyons une décharge mortelle aux gens qui piratent". Malheureusement, un examen plus attentif de son idée montre bien vite, qu'une fois de plus, les acteurs de l'industrie du film n'ont strictement rien compris au phénomène qu'ils tentent d'endiguer...